Un test de détection de l’EPO a été introduit aux Jeux olympiques d’été de 2000 à Sydney (Australie). Ce test, validé par le Comité international olympique (CIO), était basé sur les matrices sanguine et urinaire. Un test de dépistage basé sur le sang était d’abord effectué, puis un contrôle urinaire était utilisé pour confirmer la possible utilisation d’EPO.
En juin 2003, le Comité exécutif de l’AMA a accepté les résultats d’une étude indépendante affirmant que les tests urinaires pouvaient suffire pour détecter la présence d’EPO recombinante. Ce rapport, demandé par les partenaires de l’AMA et commandé par l’Agence pour évaluer la validité des tests urinaires et sanguins de détection de la présence d’EPO, concluait que la méthode urinaire était la seule scientifiquement validée pour la détection directe de l’EPO recombinante. Cette étude recommandait également que les contrôles urinaires soient utilisés en conjonction avec un dépistage sanguin, et ce pour plusieurs raisons, parmi lesquelles le coût moindre du dépistage sanguin effectué avant le contrôle de l’urine.
Certaines fédérations sportives internationales continuent d’utiliser les matrices sanguine et urinaire pour la détection de l’EPO. Récemment, le test urinaire a été adapté au sang pour réaliser la détection d’un certain nombre de nouveaux agents stimulant l’érythropoïèse.